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Relation du voyage
Rendez-vous est donné à l'aéroport au "carré des voyageurs" dans les sous-sol d'Orly Sud, pour l'enregistrement des bagages, en effet si Christine et François ont une valise et un sac, Isa en a trois : 2 valises et un sac, la balance indiquera pour les cinq bagages le poids de 90 kg. Ouf ! A nous trois nous pouvions aller jusqu'à 110 kg (40 pour Isa et 35 x2 pour les Koepp).
Isa avec ses os cassés demande une assistance, François et Christine peuvent l'accompagner, ce qui arrange tout le monde, car nous passons par les couloirs VIP, pas d'attente à la PAF, ni au contrôle des bagages à mains. Devant nous une jeune femme avec quatre enfants, l'ainée doit avoir cinq ans le dernier a 17 jours, elle repart à Dakar rejoindre son mari en poste. Quel courage.
Bon, pour nous tout se passe pour le mieux, nous traversons l'aéroport et montons dans un minibus pour handicapés, notre chauffeur et accompagnateur D'Jo, est très sympa, il plait beaucoup à Cricri, qui le prend en photo. On gèle dans ce bus, nous demandons si le chauffage est en panne, non non, mais quand il le met il n'entend plus les personnes derrière, alors on gèle jusqu'à notre arrivée au pied de l'avion. Un ascenseur est accolé à la carlingue, nous sommes hissés à bord. Maintenant attendons le reste des passagers, nous décollons avec une heure de retard sur l'horaire prévu. L'avion est plein, mais le voyage est agréable.
Arrivée à Bamako à 14 h 35 sous 36°, ça nous change du petit zéro degré de Paris.
Comme pour l'embarquement, Isa est prise en charge, mais les Koepp étant pratiquement au fond de l'avion, on ne les attend pas. Le passage de la PAF, se passe très vite, et les bagages sont récupérés par deux porteurs. Jean-Pierre arrive avec les cannes, mais comme Isa est en fauteuil roulant ce n'est pas nécessaire.
Quant à François et Christine, ils font la queue au contrôle des passeports. Quand ils passent enfin, les bagages sont déjà dans le véhicule et nous sommes prêts à partir pour Koutiala. Nous quittons l'aéroport vers 15 h 30. A 80 km de Koutiala, et par nuit noire, Cricri s'angoisse. Le chauffeur a suggéré précédemment que l'on fasse de l'essence. JP, après contrôle, juge que l'on à la capacité de rejoindre sans risque la maison. %ais la nuit est noire... Et la jauge bien basse... Et de toutes façons faut s'arrêter prendre du pain. Alors on s'arrête à Bla gros bourg et noeud routier pour prendre du pain (2 fiches ! pas 2 miches... Les choses sont ainsi dites au Mali). Du pain pétrit à la main, et pas à la machine. Nous repartons... Sans faire le gas-oil ! Cricri s'angoisse de plus en plus, alors on s'arrête dans un village pour acheter 10 litres. A la lumière de la lampe de poche de Christine et avec un tuyau branché sur un entonnoir de plastique jaune, 10 litres issus d'un jerrican brinquebalent sont versés ! Les litres les plus chers du Mali, mais pour faire plaisir à madame...
Arrivée à Koutiala vers 20 h 30. Après avoir ranger les produits alimentaires dans le réfrigérateur et installer Christine et François dans leurs appartements, Isa constate que le lit n'est pas fait, elle appelle Maria (la bonne) qui ne comprend pas. Isa lui explique que ses amis vont dormir ici et qu'il faut faire le lit. Ça y est, elle a compris, Isa l'aide pour ne pas perdre de temps.
Visite rapide de la maison et apéritif en l'honneur de l'anniversaire de Jean-Pierre qui était le février dernier. Lui de son coté nous avait concocté un délicieux repas de bienvenue pour les Koepp. Couchés pas trop tard car demain départ aux aurores.