Menu principal:

Voyage chez les dogons


Aller au contenu

Jeudi 19 février- Nombori - Komokani - Tireli

Relation du voyage

Comme les autres jours, nous nous levons de bonne heure. Et cette fois c'est dès la sortie du campement que nous nous séparons, Isa et Christine descendent, aidées par l'instituteur qui est en grève et Seydou qui contrôle les bagages.

Sur la place, Moussa commence à charger la charrette, un homme travesti en femme l'aide, c'est vraiment le guignol de service, dommage nous ne comprenons pas le dogon, car ce qu'il raconte à l'air de bien faire rire tout le monde. En voulant attelé le zébu à la charrette, celle-ci se renverse et le contenu avec. Tout est à refaire. Nouvelle tentative, là Isabelle rattrape de justesse l'arrière et fait bascule pour éviter que tout se répande. Ouf ! ça y est le zébu est attelé et nous dit bonjour à sa manière. Cette fois Cricri va être prudente. En chemin nous rencontrons un couple qui était au campement de Nombori, hier on ne les a pas trouvé très sympa, la femme boite sérieusement, quand elle nous voit passer sur notre carosse, elle nous dit que pour cet après-midi elle fera comme nous.

Arrivée à Komokani pour le déjeuner, on attend les hommes qui n'ont pas pris le même chemin que nous. Installées sur la terrasse, nous voyons Moussa notre charretier partir avec la dame qui boitait, ça lui fera un peu de sous supplémentaires, elle a dû négocier un bon prix. Tout ce qu'on espère c'est que Moussa revienne à temps, car ce n'est qu'une étape de jour, nous ne dormons pas là ce soir.

Les hommes remontent sur le plateau par une faille. passage dans les villages. Le bout du bout. à l'entrée du village des cahutes basses en pierre. il s'agit de porcherie et c'est là que l'on engraisse (si l'on peut dire) un porc. Salutations d'usage à base de agapo, séo, séo, séo.... et nous pouvons approcher des pierres blanches. Il s'agit de pierres blanchies par les offrandes de crème de mil. Nous poursuivons notre chemin et arrivons au bord de la falaise pour la vue sur la plaine et la dune qui se trouve à deux kilomètres à peine. Descente vers notre point de déjeuner.

Ces dames nous attendent en terrasse et Cricri propose des activités particulières à JP : une partie d'awele. Il y en a un en bas et la partie s'engage. un peu plus tard nous aurons droit à un cours sur les règles et à une raclée. Ce jeu n'est décidément pas simple.

Christine profite de notre arrêt pour acheter des calebasses teintes entre le rose fuchsia et le violet. Elle a promis à des amis de leur rapporter du sable de différents endroits du Mali. Et Yaya s'est promené avec un gobelet rempli du précieux cadeau. Elle lui a dit de le mettre sur la charrette, mais non non, il le garde à la main. En fin de compte les calebasses n'étant pas hermétiques, les sables seront mis, soit en bouteilles, soit en sac.

Départ de la troupe au complet pour Tireli, le campement "le vieux baobab" se trouve encore en hauteur. On le reconnait de loin, il est fleuri de bougainvilliers rose fuschia. La construction des marches est assez spéciale, aucune n'a la même hauteur et comble d'architecture, elles ne sont pas forcément dans l'alignement de l'escalier, en résumé, c'est casse-gueule. Mais le patron est sympa, il râle parce que nous avons nos cartons de bouteilles d'eau, mais accepte de les rafraichir.


Février 2009 | fontenille.jp@gmail.com

Retourner au contenu | Retourner au menu