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Relation du voyage
Debout dès 7 heures du matin pour un départ prévu à 8 heures. Nous retrouvons notre chauffeur de la veille qui nous amène à Bandiagara, via Sévaré où nous déjeunons. Au restaurant Christine s'esbaudit devant la décoration : baguettes et croissant de taille en plâtre et accrochés au mur ! Sur la route, coup de téléphone ; Maria cherche à joindre Jean-Pierre pour avoir confirmation des autorisations données avant notre départ. Nous avons laissé les reliefs du repas de la veille et le contenu du réfrigérateur qui a été coupé (l'autre reste en fonctionnement). JP a donné comme consigne de la répartition des légumes entre Youssouf et Maria. Il rappelle et fixe rapidement les conditions.
Nous arrivons à 13h57 pétantes à la BNDA (notre banque) se présente pile à l'entrée de la ville, STOP ! Nous descendons et attendons les deux minutes avant l'ouverture. A 14 heures pétantes, la banque ouvre ses portes et la dizaine de personnes qui attendaient récupèrent leur pièce d'identité avec un ticket d'ordre de passage. Jean-Pierre s'inscrit à la suite : numéro 10 et on attend. Pendant ce temps, Isa et le chauffeur font de l'essence à la station juste attenante. Ils se renseignent sur l'hôtel qui est sur l'avenue, guère plus loin. Retour vers la banque, le téléphone est en croix et la liaison informatique indisponible. Isa, François et Christine partent pour l'hôtel de la Falaise, JP se plonge dans Saporta, livre offert par les Koepp, il est installé à coté d'une américaine d'une ONG quelconque et d'un représentant de la population locale, typique de la BNDA : rien ne se passe et un chacun attend... C'est l'Afrique.
Au bout d'une heure on appelle "pour les dépôts..." JP comprend que c'est à lui que l'on en veut, il veut déposer des euros. "C'est possible manuellement", c'est-à-dire qu'un document écrit va être établi et saisi plus tard. En revanche, le change est impossible ! Même manuellement ! Il apparaît tout de même comme privilégié car un quart d'heure avant la fermeture, JP a effectué son dépôt et les autres attendent l'informatique... C'est l'Afrique.
Seydou (notre guide que nous connaissons depuis trois ans) nous y rejoint d'abord pour nous saluer et ensuite pour finaliser le programme de visite afin de pouvoir faire les réservations de chambres d'hôtel à Mopti.
Quelques parties de bridge pour passer la fin d'après midi, puis diner, mais pour ne pas déroger à la tradition ti'punch en apéritif. Le soir nous ne faisons pas de vieux os. Nous demandons qu'on nous branche la clim', ce n'était pas prévu dans le prix négocié, tant pis on l'aura quand même. Le système est simple, chaque chambre est équipée d'un ventilateur de plafond et d'une climatisation qui ne fonctionne que si la réception appuie sur le bon bouton pour avoir le courant.