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Relation du voyage
Départ de bon matin, 8h30, avec le 4x4 de l'hôtel de la falaise. Nous remontons vers Sangha, avec un arrêt pour admirer le panorama qui vaut vraiment le détour. Avant d'arriver à Bandiagara nous nous arrêtons dans un village Dandoli où il y a un rassemblement, toujours curieux, nous demandons à Seydou si nous pouvons nous arrêter pour aller voir. C'est une campagne sur l'importance de l'état civil, en effet, en pays dogon, beaucoup d'enfants naissent sans être déclaré en mairie, quant au mariage, c'est même pas la peine d'y penser, c'est une histoire de famille et l'administration n'a pas son mot à dire. D'où cette campagne de sensibilisation à la vie civique avec ses droits et ses devoirs.
Déjeuner à Bandiagara filet de bœuf et frites, ça nous a changé un peu, enfin Yaya nous faisait des frites mais un peu trop molles et surtout froides. Nous continuons vers Konna à environ 60 km de Mopti, le long du fleuve, c'est un village bozo, donc de pêcheur, normal, il y a le Niger qui passe par là. Mais nous, nous sommes venus visiter la mosquée blanche (enfin l'extérieur, puisque l'intérieur est interdite aux non musulmans) elle est classée au patrimoine mondial de l'humanité et considéré comme l'une des plus vielles d'Afrique. Après la promenade dans le village direction le fleuve où notre pinasse nous attend. Déjà une bonne surprise : il y a une "passerelle" pour embarquer, en fait c'est une planche, mais bien pratique pour monter à bord.
Une quinzaine de kilomètres plus loin, nous faisons un arrêt à Konkaka, pour visiter le village et... la voici ! La mosquée vue et repérée lors de notre croisière sur le fleuve . Elle est nettement plus belle que celle de Kona, mais beaucoup moins ancienne. Les villageois sont habitués à recevoir les toubabs, et nous devons repartir très vite, car "donne-moi cadeau" à chaque coin de rue est assez lassant, surtout que ce sont des gens pauvres et nous savons que si nous donnons à un, cent vont arriver. Alors nous ne donnons rien. Aux limites du village des jardinets arrosés par ces dames, quant aux hommes ! Ils se promènent dans la fraicheur du petit soir.
Pour la nuit nous débarquons sur une ile (pas déserte), Seydou et Yaya montent les tentes igloos automatiques et nous installent des matelas. Pour le diner nous inaugurons : pâtes aux sardines, nous ne connaissions pas, c'est bizarre !!!! Enfin après avoir essayer de jouer au bridge, il y a du vent, nous allons nous coucher.
La nuit sur le fleuve est fraiche. Malgré une tente et la répartition des serviettes de bain, le fond de l'air est TRES frais. Coucher à 20h30, lever à 6 heures. 9h30 de sommeil intermittent pour Isa jusqu'au petit matin car Jean-Pierre la couvre de la serviette et du pantalon qui l'ont protégé jusqu'alors du froid. Les tentes sont assez confortable mais le le sable bien dur. Les matelas mériteraient une double épaisseur pour le confort et l'isolation thermique. C'est là, à ce moment, lorsque le vent s'engouffre dans la tente que l'on regrette de ne pas avoir acheter d'indigo, de bogolan ou cette tenue dogon certes chère mais peut-être chaude... Mais ce n'est qu'une seule nuit alors...